Wole Soyinka

  • « Il est arrivé malheur à la mission d'Aké. Le sol s'est érodé, les pelouses se sont dénudées et le mystère a été chassé des hauteurs autrefois si secrètes. À l'époque dont je parle il ne se passait pas de jour où ne s'ouvrît au regard un enclos, une poche de rochers, un bosquet buissonneux, une colonie d'escargots ».

    Aké, c'est le petit village de l'ouest du Nigéria où Wole Soyinka, futur dramaturge et Prix Nobel de littérature, a passé ses premières années. Enfant curieux et obstiné, aimant autant les livres que s'attirer des ennuis, l'auteur grandit entre des parents chrétiens et les traditions spirituelles yorouba. Aké, c'est le récit d'une enfance pleine de vie, d'énigmes et de découvertes ; c'est l'histoire d'un passage, vers l'âge et l'univers des adultes, du village innocent à la civilisation urbaine; c'est enfin le regard d'un immense écrivain sur les mystères de l'enfance, empreint des images, des sons et des arômes colorés du monde qui l'a façonné.

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  • Baabou roi

    Wole Soyinka


    le gouatouna, pays fictif, est déchiré par une série de violents coups d'etat sur fond d'intérêts pétroliers et de cleptocratie.
    a l'instigation de sa femme maariya, le chef d'état-major basha bash devient chef d'etat, puis roi, en renversant le général potiprout, qu'il avait auparavant aidé à prendre le pouvoir. après un règne caractérisé par ses lâchetés, ses excès, ses crimes et sa corruption, le roi baabou meurt d'une overdose de "rhinodisiaque". partant de l'histoire récente du nigeria, cette féroce satire politique dépasse les frontières.
    inspirée "en gros" d'ubu roi, elle emprunte aussi à shakespeare et mêle grotesque, horreur et facéties, dans un rythme et une énergie débridés.

  • Les interprètes

    Wole Soyinka

    Au début des années soixante, Wole Soyinka, ses études terminées, rentre au Nigéria et s'interroge sur son destin dans le pays où il veut jouer son rôle d'intellectuel et d' artiste. Il se projette en une demi-douzaine de personnages imaginaires incarnant les forces et les faiblesses, les aspirations et les inquiétudes qu'il ressent face à une société souvent corrompue et factice. Ce qui enchante au long des pages de ce roman, c'est l'art du raconteur, mais aussi la vivacité dramatique, et surtout l'audace du style qui se plie aux vigueurs de la satire, à la santé des plaisanteries rabelaisiennes, au flou des images seules capables de donner à sentir l'indéfinissable.
    L'interrogation la plus profonde est celle du sens de la vie, inséparable du sentiment de la totalité de l'être où le politique et l'éthique, l'individuel et le collectif s'équilibrent, où les contradictions s'accordent. La beauté langagière est au service de l'humanisme et l'interprétation prélude à. l'action.

  • Wole Soyinka est né au Nigeria en 1934. Revenu au pays, devenu indépendant en 1960, après ses études, il dénonce l'oppression politique dans ses oeuvres et la combat dans ses actes, ce qui le conduit par deux fois en prison dont il sort en 1969, après deux ans d'emprisonnement. A la fois acteur, musicien, metteur en scène il est avant tout dramaturge, l'un des plus neufs d'Afrique. Cet ouvrage propose trois de ses pièces.

  • La mort et l'ecuyer du roi

    Wole Soyinka

    • Hatier
    • 16 Octobre 2002

    Trente jours après la mort du roi, son écuyer, son cheval et son chien doivent être sacrifiés afin qu'ils guident le souverain au royaume des morts. Ce sacrifice assurera la continuité entre le monde des vivants et celui des morts.
    L'histoire, tirée d'un fait réel, se déroule en 1946 au Nigéria, sous domination britannique. Le pouvoir colonial est décidé à s'opposer à la mort d'Elesin, l'écuyer. Il devient alors l'enjeu de deux communautés qui se dévoilent, se mesurent. Loin de se réduire à un banal conflit de cultures entre tradition et modernité, Blancs et Noirs, cette pièce nous initie aux mystères du rituel et de la métaphysique yoruba.

  • Opéra wonyosi

    Wole Soyinka

    « Tu ruines ton voisin au quotidien.
    Tu étouffes les consciences par le gain.
    Et puis les dimanche et vendredi.
    Tes frasques de la semaine tu renies.
    Et remets tes coups bas au lendemain ».


    Ainsi va la chanson d'Anikura, le roi des Mendiants d'Opera Wonyosi, pièce créée en 1977 au Nigeria quelques années après la fin de la guerre civile, lorsque la manne pétrolière s'était transformée en malédiction avec son cortège d'excès, de luxe tapageur et de violence.
    Librement adaptée de L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht (1928) et de L'Opéra du gueux de John Gay (1728), cette pièce de Wole Soyinka est une satire décapante de l'arrivisme, de la corruption et des abus de pouvoir d'une société obnubilée par les pétrodollars et par le wonyosi, étoffe d'un prix exorbitant portée comme symbole de réussite par les « en-haut-de-en-haut ».

  • This is one of the best-known plays by Africa's major dramatist, Wole Soyinka. It is set in the Yoruba village of Ilunjinle. The main characters are Sidi (the Jewel), 'a true village belle' and Baroka (the Lion), the crafty and powerful Bale of the village, Lakunle, the young teacher, influenced by western ways, and Sadiku, the eldest of Baroka's wives. How the Lion hunts the Jewel is the theme of this ribald comedy.

  • Danse de la foret

    Wole Soyinka

    Wole Soyinka est né au Nigeria en 1934. Revenu au pays, devenu indépendant en 1960, après ses études, il dénonce l'oppression politique dans ses oeuvres et la combat dans ses actes, ce qui le conduit par deux fois en prison dont il sort en 1969, après deux ans d'emprisonnement. A la fois acteur, musicien, metteur en scène il est avant tout dramaturge, l'un des plus neufs d'Afrique. La danse de la forêt est ici précédée d'une étude de Daniel Maximin intitulée "Tigritude et négritude".

  • "Regrouper à la suite « De l'Afrique », la conférence « Le credo de l'être et du néant » et les essais « l'Afrique et son autre » et « la Quatrième Scène », c'est faire droit à la continuité d'une préoccupation centrale de Wole Soyinka, celle de mettre à jour le monde africain à partir de lui-même dans le mythe de la littérature."

  • Sur une musique de Tania Leon, Le Maléfice des jacinthes est le premier opéra dont le livret soit tiré d'une pièce de Wole Soyinka, A Scourge of Hyacinths.
    Joué en 1994 à Munich, il est aujourd'hui recréé dans une nouvelle version mise en scène par Robert Wilson au Grand Théâtre de Genève, à l'Opéra de Nancy et au Neues Festspielhaus de St. Pôlten. Le texte publié dans ce volume, en anglais et en français, est ainsi totalement inédit. Le décor : une prison dans un pays soumis à une dictature. Trois hommes sont derrière les barreaux. L'un d'eux, Miguel, a vu sa liberté sous caution commuée en peine capitale après un changement de loi.
    Les scènes alternent entre le présent - la cellule de prison - et le passé - les tentatives de Miguel pour quitter le pays. Après avoir essayé de prendre un avion, il fuira en pirogue et tombera dans le double piège de la barrière des jacinthes d'eau et de la police politique. A la dénonciation de la dictature, de l'arbitraire et de la corruption se joint la dimension magique et mystique apportée par le personnage de Tiatin, la mère de Miguel, qui intercède avec ferveur - mais en vain - pour le salut de son fils auprès de la déesse Yemanja, " prêtresse des eaux claires ".

  • Premier Africain à recevoir le prix Nobel de littérature et militant politique aux initiatives prodigieuses, Wole Soyinka donne ici une suite à ses deux premiers volumes de Mémoires intitulés : Aké, les années d'enfance et Ibadan, les années pagaille et ceci dans une chronique désormais centrée sur sa vie d'adulte, tumultueuse dans sa patrie bien-aimée comme dans l'exil. La langue lyrique, tortueuse et généreuse, qui caractérise son oeuvre dramatique et romanesque, fait entendre dans le présent récit l'esprit indomptable du Nigeria lui-même. Campant avec passion les personnages qui l'ont soutenu et inspiré, Soyinka ne se contente pas de raconter son exil et le règne brutal du général Sani Abacha ; il nous livre ses souvenirs intimes et des anecdotes amusantes ayant marqué sa vie et ses espoirs de retour. Mais, plus encore qu'une figure importante de la littérature mondiale, Wole Soyinka est la voix des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté. Il te faut partir à l'aube est la mémoire d'une vie publique passionnante, une méditation sur la justice et la tyrannie, un testament fascinant légué à un pays ravagé mais plein d'aspirations.

  • CHRONICLES FROM THE LAND OF THE HAPPIEST PEOPLE ON EARTH Nouv.

  • CHRONICLES FROM THE LAND OF THE HAPPIEST PEOPLE ON EARTH - A NOVEL Nouv.

    B>b>A towering figure in world literature gives us a tour de force, his first novel in nearly one-half century: a savagely satiric, gleefully irreverent, rollicking, fictional meditation on how power and greed can corrupt the soul of a nation. (You dont see things the same way when you encounter a voice like that.--Toni Morrison)/b>/b>br>br>In an imaginary Nigeria, a cunning entrepreneur is selling body parts stolen from Dr. Menkas hospital for use in ritualistic practices. Dr. Menka shares the grisly news with his oldest college friend, bon viveur, star engineer, and Yoruba royal, Duyole Pitan-Payneb>--/b>the life of every partyb>-- /b>who is about to assume a prestigious post at the United Nations in New York. It now seems that someone is determined that he not make it there. Neither Dr. Menka nor Duyole knows why, or how close the enemy is, how powerful.br>; Chronicles from the Land of the Happiest People on Earth;is at once a literary hoot, a crafty whodunit, and a scathing indictment of Nigerias political elite. It is a stirring call to arms against the abuse of power from one of that countrys fiercest political activists, who just happens to be a global literary giant.br>;br>Soyinka is one of the best there is today.--Chimamanda Ngozi Adichie

  • The first African to receive the Nobel Prize in Literature, as well as a political activist of prodigious energies, Wole Soyinka now follows his modern classic Ake: The Years of Childhood with an equally important chronicle of his turbulent life as an adult in (and in exile from) his beloved, beleaguered homeland.
    In the tough, humane, and lyrical language that has typified his plays and novels, Soyinka captures the indomitable spirit of Nigeria itself by bringing to life the friends and family who bolstered and inspired him, and by describing the pioneering theater works that defied censure and tradition. Soyinka not only recounts his exile and the terrible reign of General Sani Abacha, but shares vivid memories and playful anecdotes-including his improbable friendship with a prominent Nigerian businessman and the time he smuggled a frozen wildcat into America so that his students could experience a proper Nigerian barbecue.
    More than a major figure in the world of literature, Wole Soyinka is a courageous voice for human rights, democracy, and freedom. You Must Set Forth at Dawn is an intimate chronicle of his thrilling public life, a meditation on justice and tyranny, and a mesmerizing testament to a ravaged yet hopeful land.
    From the Hardcover edition.

  • Nobel Laureate in Literature Wole Soyinka considers all of Africa--indeed, all the world--as he poses this question: once repression stops, is reconciliation between oppressor and victim possible? In the face of centuries-long devastation wrought on the African continent and her Diaspora by slavery, colonialism, Apartheid, and the manifold faces of racism, what form of recompense could possibly suffice? In a voice as eloquent and humane as it is forceful, Soyinka boldly challenges in these pages the notions of simple forgiveness, confession, and absolution as strategies for social healing. Ultimately, he turns to art--poetry, music, painting, etc.--as the one source that can nourish the seed of reconciliation: art is the generous vessel that can hold together the burden of memory and the hope of forgiveness. Based on Soyinkas Stewart-McMillan lectures delivered at the DuBois Institute at Harvard, The Burden of Memory speaks not only to those concerned specifically with African politics, but also to anyone seeking the path to social justice through some of historys most inhospitable terrain.

  • The `Universal Declaration of Human Rights' does not of course aspire to the mystification tendencies of most ideological tracts - including the religious. It is a straightforward, humanist statement of rights, one that is transcendental only in the sense that it does transcend all ideological and religious detractions from the worth of man, woman and child as the fundamental unit of culture, productivity and indeed, civilisation. It therefore deserves far greater dissemination than it tends to receive - that is, it requires no intermediaries - as is the case with secular and religious scriptures - since it speaks directly and universally to humanity. All that this document requires therefore is simply that it be rendered in all the accessible languages of all societies; then let every sentient member of society weigh its claims against the excuses of dictatorships, intolerance, discrimination against the opportunisms and naked lust for power and domination by a minority within societies, against even the fundamentalist terror of the religious kind that is fast' replacing the state terror of discredited and yet surviving ideologies. Then, perhaps, irrespective of race, faith, or sex, humanity in every corner of the world will begin to understand how much it has lost in its goal of self-realisation, and how much it yet stands to lose.

  • En se pliant avec virtuosité-aux lois de la pièce radiophonique, qui ne dispose que d'échanges verbaux et d'effets sonores pour transmettre ses messages, Wole Soyinka a introduit dans « Du Rouge de Cam sur les Feuilles », fougueuse tragédie du début de sa carrière, des conceptions qui allaient se retrouver dans toute son oeuvre. Construite sur le modèle d'un rituel initiatique, cette pièce met en scène un violent conflit de générations, dont l'issue, bien que fatale, marque pourtant, pour Isola, le héros, le passage de l'enfance à la maturité et de la sujétion à la libération. Le thème d'une quête d'identité était d'une grande actualité en 1960, date de composition de cette oeuvre, alors que, prêt à secouer le joug de la colonisation, le Nigéria allait fêter son Indépendance. Le destin problématique d'Isola, jeune homme à la recherche de soi, partagé entre la tradition et le modernisme, mais épris avant tout de liberté, préfigure celui de la nouvelle nation nigériane. ERINJOBI, le Pasteur, qui cherche dans les commandements bibliques la justification de son autorité patriarcale, persécute son fils au nom du christianisme, exactement comme, à l'aide de la Bible et de la Charrue, le colonisateur avait jadis imposé sa pesante domination au peuple nigérian. La révolte d'Isola contre ce père castrateur évoque précisément la lutte du Nigéria contre la domination coloniale à la fin de la décennie 1950. Par défi, le jeune homme, au fond de lui-même plus moderne que traditionaliste, participe aux mascarades traditionnelles d'Egungun, mais viole en même temps, avec un plaisir insolent, les tabous imposés aux fils de la tribu par les Anciens, et séduit, par amour il est vrai, la très innocente Morounké.

  • Les Bacchantes constitue, pour Soyinka, une pièce « clairement subversive », mais aussi une « célébration de la vie, sanglante et tumultueuse », de la mort, « de l'ordre et du chaos ». Ce « banquet prodigieux, barbare », cette manifestation clairvoyante du besoin universel de l'homme de se mesurer avec la « Nature », le grand dramaturge nigérian l'a conçu, dans son adaptation, comme une « fête communautaire », mêlant musique, danse et chant. Frappé par la ressemblance de Dionysos et d'Ogun, dieu yoruba des métaux, du vin, de la création et de la guerre, Wole Soyinka oppose au despotique Penthée (« Je veux de l'ordre »), les Bacchantes et le peuple de Thèbes, les esclaves et les paysans. Ainsi, la Ménade Agavé déchire de ses propres mains son fils Penthée. Sang versé sur la terre nourricière, qui se transforme, finalement, en vin... Ponctué de chants traditionnels de louange yorubas ainsi que d'extraits de son long poème Idanre, écrit lors d'une nuit de pèlerinage au sanctuaire d'Ogun, ce drame rituel, fort bien traduit par Etienne Galle, est un magnifique hommage à la tragédie grecque autant qu'un superbe exemple d'un dialogue des cultures, audacieux et réussi.

  • Ouvrage des Éditions Clé en coédition avec NENA
    Le lion et la perle, première de ses pièces de théâtre à paraître en traduction française, est une comédie de moeurs dans la tradition satirique de Molière, cependant parfaitement africaine. La lutte entre l'homme d'action et de sagesse traditionnelle qu'est le chef Barocka et ce petit évolué, l'instituteur Lakounlé, pour posséder cette perle qu'est la jeune et jolie Sidi reflète l'opposition combien actuelle entre les tenants de la tradition et les promoteurs d'un certain modernisme. Le langage poétique et le déroulement dramatique, dans lequel s'insèrent trois grandes des scènes de mime, révèlent un sens accompli du théâtre.

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